CIHOI
CRESOI
Université de La Réunion

CRESOI

Rechercher sur le site

Editorial

Novembre Sur notre agenda novembre, après la semaine de l’Histoire, se profile la conférence internationale de l’Observatoire des sociétés de l’océan Indien. L’Observatoire des sociétés de l’océan Indien – O.S.O.I. - est une fédération de recherches de l’Université de La Réunion. Créé en 2010, il regroupe 6 Unités de recherches et rassemble plus de 120 chercheurs spécialistes de droit, économie, sciences humaines, sciences sociales, science politique, littérature, linguistique, civilisation... Il tisse également un important réseau de partenariats internationaux. Les études disciplinaires et pluridisciplinaires de l’O.S.O.I. sont marquées du sceau des interconnexions internationales. Depuis sa création il a intensifié ses programmes de recherches et ses manifestations scientifiques permettant de produire des connaissances nouvelles sur les sociétés de l’océan Indien. En 2015, l’O.S.O.I. organisait un important colloque international (« Dire l’océan Indien ») suivi par une publication en deux tomes. Le projet de l’O.S.O.I. est de valoriser l’expertise issue de ces travaux et d’élever l’Université de la Réunion au rang d’expert dans la compréhension des sociétés de l’océan Indien. Un des objectifs opérationnels fixé consiste à valoriser et diffuser cette expertise en procédant d’une part à un état des recherches à partir de manifestations scientifiques, et d’autre part en rendant public ces travaux à travers des manifestations de valorisations et de diffusions des savoirs. L’O.S.O.I. est donc un lieu d’échanges et de débats. Trois axes thématiques (Risque et Développement, Territoires et Mobilité, Pouvoirs et Réseaux) organisent prioritairement cette plate-forme de savoirs sur le monde de l’océan Indien. Dans ce début du XXIème siècle quand s’affirment les dimensions et les connexions de l’Indianocéanie (politiques, culturelles, sociales, économiques, touristiques...) et le « grand océan Indien », l’O.S.O.I. se veut un laboratoire d’idées, un pôle de réflexions et de valorisation. Il souhaite intensifier son implication afin de faire de cette fédération de recherches un producteur et diffuseur de connaissances (site internet, études, revues, publications, MOOC, colloques...). Sur les cinq dernières années, l’Observatoire des Sociétés de l’océan Indien a multiplié les manifestations scientifiques (colloques, séminaires, journées d’études…) et les publications (livres, articles, documents audio-visuels…) sur les trois axes structurants sa politique scientifique.

En 2017, l’OSOI organise une conférence internationale afin d’intensifier la Fédération des chercheurs et les recherches sur les sociétés de l’océan Indien. Les jeudi 23 et vendredi 24 novembre 2017, la fédération de recherches Observatoire des sociétés de l’océan Indien (O.S.O.I.) de l’Université de La Réunion organise une conférence internationale. Cette conférence réunit les différents acteurs (Université, Institut, laboratoire…) de la recherche en sciences humaines et sociales, en lettres…soit un large panel de disciplines (Droit, économie, , géographie, histoire, linguistique, science politique sociologie …) permettant d’appréhender dans des démarches pluridisciplinaires les sociétés de l’océan Indien. La conférence internationale organisée par l’Observatoire des sociétés de l’océan Indien est un lieu et un temps de rencontres entre les chercheurs travaillant sur l’espace océan Indien. Le principe de la Conférence a pour objectif premier de mettre en relations et en synergie les chercheurs afin de valoriser et d’internationaliser les connaissances sur les sociétés de l’océan Indien. Une vingtaine de chercheurs invités, en provenance de 14 pays différents (Afrique du Sud, Australie, Canada, Comores, Djibouti, France (Mayotte), Inde, Madagascar, Maurice, Mozambique, Pays-Bas, Seychelles, Sri Lanka…), et d’une quinzaine de structures de recherches, seront présents afin de faire partager leurs travaux. Parmi les objectifs de cette conférence, la mise en place d’un comité scientifique international, l’élargissement du comité éditorial de la Revue numérique de l’OSOI (Carnets de recherches de l’Océan Indien), la préparation du colloque international de 2019. Cette rencontre internationale va aussi permettre d’échanger sur les programmes de recherches, de confronter des expériences et de se réunir sur les projets communs (colloques, séminaires, études doctorales, publications…) à l’échelle de l’océan Indien.


Septembre

Le mois de septembre a ré-ouvert les pages du site du centre d’histoire. Il faut rappeler aux étudiants (doctorants) que des aides financières peuvent leur permettre de mener à bien leurs recherches (participation à un colloque, séminaires.....déplacements pour des archives.....). Il leur faut rapidement prendre contact avec la direction de l’unité de recherches Océan Indien Espaces et Sociétés. Sur l’agenda des historiens, le rendez-vous de Moscou (Comité International des sciences historiques et la préparation des panels du colloque international de 2020 (déjà !!). Et en novembre 2017 après la semaine de l’Histoire du 13 au 18 novembre se tiendra la première conférence internationale de la fédération de recherches Observatoire des sociétés de l’océan Indien (23 et 24 novembre 2017).

Mai

Les doctorants en Histoire sont invités à déposer leurs demandes pour obtenir des aides financières sur leurs projets (participation à des colloques, séminaires,, journée d’études, achat d’ouvrages.....). En publication, le livre "L’élection présidentielle à La Réunion 1958-2017, Enjeux et reconfigurations"

Mars 2017

Dans les pages de l’agenda des historiens, la préparation du Grand séminaire de l’océan Indien de septembre sur le thème : "Définir l’Indianocéanie". Le séminaire entend prolonger et approfondir le panel du colloque "Dire l’océan Indien" de 2015. Une journée d’échanges/débats avec table-ronde pour questionner l’Indianocéanie. Parmi les thématiques proposées : Interroger le terme/son émergence, ses usages... Réfléchir sur la construction indianocéanique (espaces/sociétés) Le rôle de la COI, les pouvoirs/réseaux... La géopolitique de l’Indianocéanie Mettre en évidence les réalités et les limites de l’espace indianocéanique. Exprimer les débats, les enjeux, les défis.....pour les îles du sud ouest de l’océan indien. Les collègues qui souhaitent y participer doivent envoyer leur communiquer avant le 15 mars 2017 : Un court résumé de leur communication avec un titre. Adresse de l’envoi des propositions jean-michel.jauze@univ-reunion.fr combeau@univ-reunion.fr Sur l’agenda : En avril, deux séminaires organisés par les historiens. Le 6 avril, une journée d’études ("L’Histoire de La Réunion : Recherches - Ecritures - Enseignements), le 14 avril un séminaire (" Les voyageuses dans l’océan Indien XIX-XXème siècle").


Octobre 2016 Sur les pages du site, le rendez vous du jeudi 27 octobre avec le séminaire Actualités politique de l’Indianocéanie. Un programme sur une journée avec des débats qui se dérouleront dans la salle des conseils de la Faculté des sciences et technologies. Le détail de ce séminaire sur le document ci-dessous.

PDF - 301.9 ko

Les 70 années de la départementalisation (1946-2016) sont au coeur du colloque organisé les 5 et 6 octobre 2016 au Conseil général de La Réunion. Un programme détaillé (voir ci dessous) sur le thème des "enseignements pour l’avenir" du département. Des approches politiques, historiques, sociologiques, juridiques, économiques....plusieurs débats avec des personnalités de la société politique...en résumé deux journées à ne pas manquer !!

PDF - 38.5 ko

---------------------

Septembre 2016

Le site du Centre de recherches en Histoire de l’Université de La Réunion reprend ses pages et ses activités après une courte pause (notre hiver austral). Retour de l’agenda des historiens/historiennes du CRESOI avec le 15 septembre le Grand séminaire de l’océan Indien (Entre Terres et Mers, cartographies du sud-ouest de l’océan Indien). Le programme détaillé dans les prochains jours (rendez vous déjà ce 15 septembre à la Faculté des lettres et des sciences humaines). En octobre, le séminaire sur l’actualité politique de l’Indianocéanie avec les correspondants des îles du sud-ouest de l’océan Indien. A bientôt...


Une courte pause. Le développent du site nécessite quelques interventions ce qui explique la courte pause. Un "arrêt momentané" qui doit préfigure des changements sur les pages internet du Centre d’histoire de l’Université de La Réunion (C.R.E.S.O.I). Il nous importe d’améliorer les informations, les pages d’actualités, la valorisation des séminaires et des colloques, les liens avec les étudiants (licence, master, doctorat), la mise en ligne de plus de documents audio-visuels... A très bientôt donc.

Mai Un mois de mai qui débute avec les pages d’un nouveau livre publié par le Centre d’histoire de l’Université de La Réunion. Un imposant travail réalisé par les deux spécialistes de l’histoire industrielle (Jean François GERAUD et Xavier LE TERRIER). Les deux auteurs publient « Faire du sucre à La Réunion. Une technologie créole d’excellence 1783-1914 ». L’ouvrage vient compléter trois livres déjà parus sur l’industrie du sucre dans le sud ouest de l’océan Indien. En vente en librairie.

Avril.
- Pour ce mois d’avril 2016, le Centre d’histoire de l’Université de La Réunion vous annonce deux événements :
- La Journée de l’Antiquité et des Temps Anciens organisée par SERGE BOUCHET, COLOMBE COUELLE ET MYRIAM KISSEL. Elle se déroulera le Mercredi 13 avril à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines. Voir le programme ci-dessous

PNG - 916.4 ko

- La publication d’un livre collectif "La première guerre mondiale dans l’océan indien".

PDF - 314.1 ko

Nous vous invitons aussi à la lecture des pages "Actualités" du site riche de nombreuses informations.


Mars.
- Le Centre d’histoire vient de faire paraître le livre "1946, La départementalisation de l’île de La Réunion - Contextes et Débats" écrit par Yvan Combeau.

Ce livre replace l’événement 19 mars 1946 dans le contexte réunionnais, national et international. L’ouvrage montre le passage de colonie à département dans les années cruciales de 1942 à 1946. L’île change de statut sans rompre, bien au contraire, avec la France : la départementalisation est une « décolonisation intra-française ». La rupture départementaliste est écrite dans le même temps où ses artisans affirment leur volonté de renforcer les liens avec la France. 70 ans après sa naissance, ce livre interroge le passé et le présent de la départementalisation.

Février

Le Centre d’histoire de l’Université de La Réunion vous accueille sur ses pages numériques. Au programme du mois de février, la publication de l’ouvrage : "La première guerre mondiale dans l’océan Indien" (chez les libraires à partir du 20 février 2015). Les textes publiés sont issus des actes du Colloque organisé par l’association historique internationale de l’océan Indien (AHIOI, présidée par Prosper Eve). L’ouvrage prolonge ainsi les débats présents lors de la semaine de l’histoire (qui se tient chaque année durant la troisième du mois de novembre).


Un site d’histoire revu et adapté pour mieux diffuser et valoriser la connaissance de l’histoire des îles de l’océan Indien. Le site du Centre de Recherches sur les sociétés de l’océan Indien de l’Université de La Réunion prend de nouvelles couleurs, mais surtout amplifie ses moyens dans la mise en ligne des informations et des productions dans les champs de l’Histoire. Après le congrès de Jinan (Comité international des sciences historiques), le colloque du Comité français des sciences historiques ( à Besançon), les rendez vous sur l’agenda des historiens ne manquent pas : à Blois en octobre (sur le thème des Empires), à La Réunion avec le Colloque international ("Dire l’océan Indien") et la semaine de l’Histoire (novembre). Autant d’événements sur lesquels vous trouverez des précisions dans les pages Actualités. Bonne lecture ....Et parmi les lectures de cette rentrée, nous soulignons la parution de l’ouvrage "Les historiens français en mouvement" aux P.U.F.. Faisant suite aux Historiens français à l’œuvre (Puf, 2010), ce nouveau recueil issu du congrès du Comité français des sciences historiques est résolument tourné vers l’avenir. Il interroge les mutations considérables que représentent, pour le métier d’historien, les processus de mondialisation actuellement à l’œuvre. Pour la pro-duction scientifique comme pour l’échange intellectuel, de tels processus ont de profondes conséquences et suscitent débats et interrogations. Bien plus, ce sont les objets mêmes de la discipline historique qui se trouvent marqués par cette mondialisation : le champ de l’historien ne cesse de s’élargir sous nos yeux. Reflet de la fécondité de notre école historique, mais aussi de son pluralisme, ce livre questionne le devenir de cette discipline et pointe également quelques-unes des lignes de force de la production historiographique française d’aujourd’hui. Table des matières

Introduction : le nouveau parvis, par Jean-François Sirinelli

Première partie – L’histoire à l’épreuve de la mondialisation Introduction à la première partie, par Claude Gauvard L’enseignement scolaire de l’histoire en France à l’heure de la mondialisation, par Laurent Wirth Recherche historique et « mondialisation » : vrais enjeux et fausses questions. L’exemple de l’histoire de la science médiévale, par Nicolas Weill-Parot L’histoire environnementale est-elle une histoire mondiale ?, par Charles-François Mathis Auguste Toussaint, un historien de l’océan Indien, par Yvan Combeau Les histoires politique et culturelle à l’épreuve de la mondialisation, par Jean-François Sirinelli

Seconde partie – Controverses et prospectives Introduction à la seconde partie, par Claude Gauvard L’histoire économique en France, par Dominique Barjot Le sport : une histoire en mouvement, par Thierry Terret L’histoire politique à l’heure des défis : controverse et perspectives, par Gilles Le Béguec Colonies, empires, esclavages : histoires croisées, par Amaury Lorin

Conclusion : l’unité des sciences historiques, par Bernard Legras

Août Le rendez vous du Comité International des Sciences Historiques à Jinan (Chine) débute le 23 août pendant près d’une semaine. Tous les cinq années, un imposant colloque international se déroule. En 2005 à Sydney (première fois dans l’hémisphère sud), à Amsterdam en 2010. Cette année en Chine à Jinan. Programme détaillé de toutes les sessions sur ce site (voir le document ci-dessous). Le Comité international des sciences historiques a été fondé en 1926 à Genève. Association non gouvernementale, le CISH a été créé pour promouvoir les sciences historiques par la voie de la coopération internationale. Selon le premier article de ses statuts, le CISH « défend la liberté de pensée et d’expression dans le domaine de la recherche historique et veille au respect de la déontologie professionnelle de ses membres. » Ses langues officielles sont l’anglais, l’espagnol et le français. Le programme détaillé de ce colloque peut être consulté ci-dessous. A noter dans ce programme une session sur le thème "Ecrire l’histoire de l’océan Indien".

PDF - 737.5 ko
MP3 - 394.2 ko

Dans son travail sur l’’histoire de l’océan Indien, le lecteur ne doit pas négliger la consultation du site http://www.ohioswallow.com/series/I... Ainsi sur les rayons de l’actualité récente des publications, il trouvera l’ouvrage de Richard B. Allen intitulé "European Slave Trading in the Indian Ocean, 1500–1850"

Nous reproduisons ici les lignes de présentation de ce site sur les recherches portant sur l’océan Indien. Indian Ocean Studies Series About Indian Ocean Studies Series The Indian Ocean, once largely ignored by scholars, is now the focus of research that is transforming our understanding of this oceanic world’s past and present and its place in global history.

This series offers established and younger scholars from anthropology, archeology, economics, geography, history, political science, and sociology the opportunity to publish conceptually and methodologically innovative studies on topics such as human migration, cultural and religious diversity, trade and commerce, imperialism and colonialism, and globalization.

By encouraging interdisciplinary and comparative approaches to social, economic, political, and cultural interactions within and beyond the Indian Ocean, both in the past and the present, the series’ monographs and edited collections make significant contributions to our understanding about the nature and dynamics of regional and pan-regional change.

Inquiries about manuscript proposals should be directed to the series editor, Richard B. Allen, at rallen1@framingham.edu.


Mai 2015 Sur l’agenda de ce mois :
- Journées Lacaussade sur les 18, 19, 20 mai. Un bilan de dix années de recherches.Un colloque sous la direction de Prosper Eve.
- Publication de l’ouvrage collectiif (ss dir. de Yvan Combeau) : "Michel Debré dans l’histoire de l’île de La Réunion".
- Publication de l’ouvrage collectif (ss dir. de Fabrice Folio et Serge Bouchet) : Océan Indien : enjeux patrimoniaux et touristiques" - Actes du Grand séminaire de l’océan Indien 2014. Le colloque International ’Dire l’océan Indien" organisé par la fédération de recherches O.S.O.I. (Observatoire des sociétés de l’océan Indien) se prépare. Le programme définitif a été élaboré sur les deux journées (5 et 6 novembre 2015) La semaine de l’Histoire se déroule cette année du 16 novembre au 21 novembre (le programme détaillé dans les prochains jours).

Bonne lecture sur le site


Février 2015 Sur l’année 2015 nous rappelons l’appel à communications de l’Observatoire des Sociétés de l’océan Indien. Un Colloque international se tiendra à l’Université de La Réunion organisé par la Fédération de recherches O.S.O.I. sur le thème "Dire l’océan Indien". Nous publions ci dessous les appels à communications dans la version française et anglaise. Les propositions sur les quatre axes thématiques du colloque sont à renvoyer avant le 15 mars 2015. Voir le détail sur les textes publiés avec l’ensemble des informations (comité scientifique/ dates/ inscriptions....).

Word - 25.6 ko
Word - 23.7 ko

Décembre 2014 Le CRESOI est partenaire du 5ème festival du film documentaire de Saint-Denis. Thématique de cette année : "Sociétés coloniales en mouvement aux XIXe et XXe siècles" Les Révoltés de l’Histoire vous proposent ainsi entre le 6 et le 13 décembre 2014, dans le cadre de la Fèt 20 désamb, un cycle de films documentaires consacré à ces sociétés coloniales en mouvement. C’est à un véritable "tour du monde" combinant mémoire et Histoire, science et esthétique, prose et poésie que la ville de Saint-Denis et l’association Protea vous convient cette année. Espace privilégié d’échanges et de partages, ce festival conjugue pendant ces huit jours projections-débats, conférences et séances scolaires.


Novembre2014 Un rendez-vous important sur l’agenda des historiens/historiennes de l’océan Indien : la Semaine de l’Histoire organisée depuis six années. Elle se déroule annuellement la troisième semaine de novembre. En 2014, elle a lieu du lundi 17 novembre au samedi 22 novembre 2014. La sixième édition se tient à Saint Denis de La Réunion (Hôtel de Ville). Le programme comprend trois temps forts : Un colloque de deux jours sur le thème : "Océan Indien ancien, Méditerranée médiévale : deux mers intérieures avant le XVème siècle" /// Un colloque de trois journées : "La Grande Guerre et les pays de l’Indianocéanie" /// Et un séminaire "Recherches sur l’histoire de l’esclavage". Le détail du programme sera prochainement publié ici.


Octobre 2014

Rendez-vous du séminaire annuel ACTUALITES POLITIQUES DES ILES DE L’OCEAN INDIEN- Jeudi 16 octobre 2014.

Après le Grand séminaire de l’Océan Indien (19 septembre 2014) réunissant historiens et géographes, le C.R.E.S.O.I. prépare pour le Jeudi 16 octobre la rencontre annuelle du réseau Actualités Politiques des Iles du Sud-Ouest de l’océan Indien. Cette année, quatre chercheurs en histoire du politique sont invités : Jocelyn Chan-Low (Maurice), Said Daniel (Mayotte), Mousshini El Barwane (Les Comores), Jeannot Rasoaloarison (Madagascar). Ils interviendront respectivement sur le présent de la vie politique à Maurice, à Mayotte, aux Comores, à Madagascar.


Septembre 1914 - Septembre 2014

Dans le cadre des manifestations du Centenaire de la Première Guerre mondiale, la Commission Internationale des Historiens de l’océan Indien (C.I.H.O.I.) organise le Mardi 9 SEPTEMBRE 2014 une journée d’histoire. Avec le CRESOI et l’aide du Conseil Régional de La Réunion, cette journée se tient à la Salle CANTER de l’Université de La Réunion. Cette manifestation est ouverte aux étudiants de Licence, Master, Doctorat en Histoire. Elle est aussi ouverte aux lycéens qui le souhaiteraient. La journée débute à 8H30 Communication par ordre d’intervention : Yvan COMBEAU, Jérôme FROGER, Serge BOUCHET, Colombe COUELLE, Jean François GERAUD, Prosper EVE, Frédéric GARAN Projection d’un fil : "Les sentiers de la gloire".

Pour toute participation : contact avec le site cresoi.fr

PDF - 1.7 Mo

Journée d’histoire septembre 2014


La mort de Sudel FUMA : Une immense tristesse.

-HOMMAGE A LA MEMOIRE DE NOTRE AMI SUDEL FUMA-

Les historiens et historiennes du Centre d’histoire de l’université de La Réunion (CRESOI) sont bouleversés par la disparition de notre ami SUDEL FUMA. Historien passionné par son métier et habité par l’idée de diffuser la connaissance historique, il avait initié des chantiers de recherches sur l’ensemble de l’espace indianocéanique : travail sur l’histoire et les mémoires de l’esclavage, productions de nombreux ouvrages, recherches archéologiques, participation a la réalisation de documents cinématographiques... Directeur de la Chaire UNESCO, il a eu la constante volonté de mieux faire connaître les cultures de l’océan Indien réalisant de multiples échanges et des manifestations de grande envergure à l’image des rencontres en Chine en octobre 2013. Grande est l’émotion au sein de la communauté universitaire.

Nous pensons fortement a sa famille et nous lui adressons nos plus sincères condoléances et notre soutien.

____________

Nous voulons saluer tous les amis et collègues de Sudel qui ont adressé des messages exprimant leur profonde émotion à l’annonce de sa mort.


Centenaire de la Grande Guerre.

1914-2014. Année de commémorations du premier conflit mondial. Le Centre d’histoire de l’Université de La Réunion et la Commission Internationale des Historiens de l’océan Indien portent plusieurs projets sur la période du second semestre 2014. Notre site ouvre ses pages à la présentation de documents, articles..
- Le 9 septembre, une journée d’études est organisée sur le thème "La première guerre mondiale à La Réunion"
- En octobre, un numéro de la Revue des Presses Universitaires de France (Revue Guerres mondiales et conflits contemporains) paraît sous l’intitulé : "La Grande guerre dans l’océan Indien"
- En novembre, Une partie de La semaine de l’Histoire organisée par l’AHIOI sera consacrée a un colloque international sur la guerre dans l’espace indianocéanique.

Nouvelle du site : le nombre des abonnés à la lettre mensuelle nous confirme la bonne santé du site et... de l’Histoire. Le nombre en constante augmentation des internautes sur ce site traduit l’intérêt pour l’histoire de l’océan Indien. Vous pouvez aussi vous inscrire à cette lettre aux abonnés à partir de l’onglet « Newsletters ».

Rappel : Depuis l’île de La Réunion, le site réalisé par le Centre de recherches sur les société de l’océan Indien (CRESOI) et la Commission Internationale des historiens de l’océan Indien (CIHOI) vous est ouvert ...

Le C.R.E.S.O.I. est le Centre d’histoire de l’université de La Réunion. Son site internet est un instrument privilégiant la diffusion des études historiques dans l’océan Indien

Le C.R.E.S.O.I. fait partie de la Commission Internationale des historiens de l’océan Indien créée lors du Comité International des Sciences Historiques (C.I.S.H.) en août 2010 à Amsterdam.

L’adhésion à la Commission internationale des historien/ne/s de l’océan Indien peut se faire directement (voir la rubrique contact).

A l’image du programme Histoire-Actualités politiques dans l’océan Indien (qui a tenu son dernier séminaire le 22 novembre 2011), nous avons engagé une politique scientifique visant à intensifier les partenariats, les collaborations et les valorisations des recherches historiques dans l’océan Indien.

La Revue historique de l’océan Indien (revue semestrielle) comme La revue semestrielle (le m@g@zine Lectures pour tous) en ligne de ce site doivent permettre de mieux faire connaître l’histoire dans l’espace indianocéanique en ce début de XXIème siècle.

Depuis l’Université de La Réunion, Le CRESOI conduit des activités scientifiques portant sur l’histoire de l’océan Indien. Au sein de l’Unité de recherches (Océan Indien ; espaces et sociétés), le Centre d’histoire est en relations avec de nombreux partenaires de l’espace indianocéanique. Une de ses priorités réside dans le développement du réseau de chercheurs en histoire.




Appels à projets de l’O.S.O.I.

La Fédération de recherches Observatoire des Sociétés de l’océan Indien lance son appel à projets pour l’année 2018. Cet appel concernent les chercheurs, doctorants, docteurs... Les deux documents ci dessous détaillent les démarches. Les dossiers doivent être rendus avant le 30 août 2017.

PDF - 133.4 ko
Word - 74 ko


Histoire économique

Le grand rendez-vous des historien-ne-s de l’histoire économique se prépare. Il se déroule en 2015 au Japon. Nous diffusons son appel à communications. The International Economic History Association (IEHA) is delighted to announce its 17th World Economic History Congress (WEHC) to be held in Kyoto, Japan, from August 3rd to 7th, 2015. The First Call for Session is now open at our online submission page, https://www.kansai-lin.jp/wehc2015/.... The first round for submission of session proposals is from 1st March to 1st September, 2013. Please find the guidelines at http://www.wehc2015.org/scientificp..., and submit your proposal by the deadline.

The International Economic History Association (IEHA) is delighted to announce its 17th World Economic History Congress (WEHC) to be held in Kyoto, Japan, from August 3rd to 7th, 2015.

The First Call for Session is now open at our online submission page, https://www.kansai-lin.jp/wehc2015/.... The first round for submission of session proposals is from 1st March to 1st September, 2013. Please find the guidelines at http://www.wehc2015.org/scientificp..., and submit your proposal by the deadline.

If you have any questions, please feel free to contact the Secretariat at wehc2015@c-linkage.co.jp

Best regards, Tetsuji Okazaki Chair, WEHC 2015 Local Organizing Committee



Mémoires et Patrimoines de Guerre

L’association "Le Souvenir Français", avec le concours de l’ Institut des Etudes sur la Guerre et la Paix en Sorbonne (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), a décidé de mettre en place deux financements d’aide à la recherche sous la forme d’un prix de thèse et d’un prix de master 2 sur la thématique des « Mémoires et Patrimoines de Guerre ».

Les prix ont pour objet d’encourager des étudiants inscrits dans des universités françaises ou des chercheurs travaillant en langue française et traitant de sujets relatifs aux « Mémoires et Patrimoines de Guerre », principalement dans le cadre de la France métropolitaine et d’outre-mer (y compris les anciennes colonies), sans exclure les perspectives internationales, transnationales voire comparatives. Les recherches récompensées pourront avoir été menées dans toutes les disciplines concernées par la thématique « Mémoires et Patrimoines de guerre » .

Le mode de traitement de ces thématiques doit répondre aux critères suivants :
- qualité de la démarche scientifique ;
- originalité de la recherche ;
- une approche théorique et critique d’une part ou concrète et opérationnelle d’autre part, ces deux dimensions n’étant pas exclusives l’une de l’autre et pouvant s’enrichir mutuellement ;
- un cadre de référence international si le sujet s’y prête ;
- l’ouverture à une démarche transdisciplinaire sera appréciée.

Il est décerné un seul prix par Le Souvenir Français par chercheur. Chaque prix est honoré d’un montant de 1 000 euros pour le prix de Thèse et 500 euros pour le prix de Master 2.

Les prix décernés par Le Souvenir Français en partenariat avec l’Institut des Etudes sur la Guerre et la Paix sont attribués par un jury de six membres : trois membres désignés par le conseil d’administration du Souvenir Français et trois membres désignés par le comité scientifique de l’Institut des Etudes sur la Guerre et la Paix.

Peuvent concourir au prix 2015, les auteurs de mémoires de Master 2 et de Thèses soutenus entre le 1 er janvier 2013 et le 31 décembre 2014. Les auteurs ne peuvent présenter leur production scientifique qu’une seule année.

Les consignes de soumission sont détaillées à l’adresse suivante :

http://www.univ-paris1.fr/autres-st...

N’hésitez pas à transmettre ce mail très largement au sein de vos universités ! Je reste à votre disposition pour tout renseignement concernant ces prix,

Cordialement à tous,
—  Sophie Gaultier Gaillard Référent défense et de sécurité nationale de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne



- ANNEE POLITIQUE 2015 - ILE DE LA REUNION

Le Blog d’Yvan COMBEAU

ANNEE POLITIQUE 2015

Le suivi des sondages réalisés par l’Institut Abaksys. Cap régionales 2015/Réunion

Ces sondages sont réalisés chaque mois et portent sur les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015


Juin 2015. Entretien paru dans le journal Le Quotidien (18 juin 2015)

Didier Robert est en léger recul mais l’écart avec ses poursuivant reste important. Comment analysez vous les résultats à six mois du scrutin ?

A moins de six mois du premier tour, le candidat Didier Robert continue de se situer au-delà de la barre des 30%. Faut-il à nouveau rappeler que si ce chiffre était celui du premier tour des régionales le 6 décembre prochain il serait une base solide mais non suffisante pour l’emporter au second tour. Il lui faut donc soit envisager un possible élargissement électoral avec d’autres listes ou des personnalités (centre-gauche/écologistes...) soit compter sur les divisions de ses adversaires. Pour l’heure il peut en effet encore apprécier les divisions à gauche. Didier Robert bénéficie d’un évident socle d’électeurs qui appuient son bilan et se projettent dans un vote favorable à son deuxième mandat. Il peut aussi compter sur une plate-forme avec le soutien de nombreux élus, mais la campagne réelle est bien loin d’être engagée. Pour un favori la pire des posturesri serait de sous-évaluer les turbulences à venir. Et Thierry Robert reste dans l’opinion l’adversaire, et donc une alternative, au Président de Région sortant. Depuis plusieurs semaines, il mène une campagne dans un autre format plus apaisé. Le combat politique peut aussi se conduire sur un mode tranquille, surtout lorsque l’on ambitionne la construction d’un large rassemblement au second tour. Thierry Robert n’en est pas moins dans l’action. Il se retrouve même sur tous les terrains. Il a pour lui une notoriété à l’échelle de la région, d’excellents conseillers juridiques dans ses démarches (et notamment au Conseil d’Etat). Il additionne une campagne virtuelle avec les réseaux de la toile de l’internet et le concret des rencontres inter-personnelles. Son agenda en est la traduction avec les rencontres liées à son futur programme régional. Ses récents déplacements à Salazie ou à Cilaos illustrent cette double démarche avec des engagements sur le dossier prioritaire du Tourisme. Son objectif reste de devancer la gauche au premier tour pour se retrouver au second tour (13 décembre) dans un face à face avec Didier Robert.

-Quelle peut-être la place du débat sur Nouvelle route du littoral dans l’élection régionale ?.

Une erreur d’optique serait de penser que l’élection régionale se joue sur le seul champ des accords et des équilibres internes aux listes. Ce « jeu politique » entre combinaisons, rapports de force, trajectoires et prévisions sur l’échiquier intéressent la société politique et médiatique. Mais l’immense majorité de l’opinion prête un œil encore bien lointain aux pourparlers entre les partis qui ne croisent ni leurs préoccupations quotidiennes ni leurs propres attentes pour l’avenir. Il ne faut pas se focaliser sur le suivi des scores des favoris car l’essentiel est ailleurs. Il faut cerner les débats qui naissent et peuvent venir bousculer les schémas, les grilles de lecture et les pronostics. Et pour le dire simplement ce sont ces débats qui se cristallisant sur deux ou trois dossiers feront l’élection voire la transformeront en referendum. Et parmi eux bien sûr nous retrouvons la question de la NRL. Depuis le milieu de la décennie 50, les débats sur cette route (corniche, littoral, NRL…) ont rythmé l’histoire de la vie politique réunionnaise. Il en sera ainsi pour 2014 comme cela l’a été en 2010. Nous voyons déjà l’organisation d’associations, de site internet avec des objectifs contradictoires mais qui marquent l’empreinte du sujet. Le citoyen (par des avis favorables ou défavorables au projet) entend intervenir sur ce dossier. Comment ne pas voir l’impact des mobilisations sur le dossier de la NRL en constatant ainsi l’intensification des échanges sur les réseaux sociaux et la circulation sur les écrans numériques des flux d’informations et de connaissances. Il y a eu avec la mobilisation contre la carrière de Bois Blanc un incontestable sondage qui a été promptement lu et compris par les candidats aux régionales. Plus de 4000 personnes unies par cette chaîne humaine cela signe une dynamique que les acteurs politiques ne peuvent (et n’entendent certainement pas) ignorer.

Comment analysez-vous les résultats portant sur « le meilleur candidat pour la gauche » ?

Les résultats marquent surtout la valeur d’une conjonction liant notoriété et identification politique à un camp. Bref une clarification du positionnement. Cela se vérifie pour Huguette Bello, Paul Vergès, Vanessa Miranville. Inversement le PS paie directement une lecture de l’opinion qui voit confusions et hésitations dans le camp socialiste entre fédération PS et Progrès. Cette phase ne sera dépassée qu’avec un ou des engagements clairs sur une tactique électorale. Les résultats confirment également toutes les enquêtes sur la popularité de Huguette Bello. Les chiffres étayent sa candidature. Pour reprendre une distinction classique, elle a présentement pour elle l’opinion de gauche mais sa faiblesse se situe dans le potentiel militant et les appareils politiques. Il appartient maintenant aux socialistes d’opérer des choix et de lever les ambiguïtés pour entrer véritablement dans la campagne régionale. Et au sein du camp socialiste, nul doute que la prochaine élection de Sainte Rose constitue un test qui dépassera les limites des 177 km2 de la commune et sera examinée comme une indication sur les capacités régionales du Progrès. Deux interrogations au moins se rattachent à ces constats : Comment Huguette Bello peut-elle transformer l’expression d’une sympathie dans les sondages en un succès sur le terrain électoral ? Le PS (premier parti à gauche) peut-il abdiquer l’ambition de conduire une liste pour organiser une union des gauches dès le 6 décembre et laisser la conduite de la liste de gauche à une personnalité qui a souvent exprimé ses désaccords avec le gouvernement ?

Mai 2015. Entretien paru dans le journal Le Quotidien

-Comment analyser la progression de Huguette Bello ? Faut-il y voir la conséquence du lancement de sa campagne ?

Huguette Bello améliore considérablement son score dans ce sondage. Pour son parti, notons aussi l’apparition d’Olivier Hoareau, PLR, représentant d’une nouvelle génération. Depuis le début de cette enquête mensuelle, Huguette Bello faisait partie des figures politiques citées pour la présidence de la région. Elle vient de réussir son entrée en campagne. Huguette Bello bénéficie d’une identification, d’une personnalisation au sein de la gauche et plus particulièrement de l’électorat féminin. Progression en terme de « favori » mais il reste encore à concrétiser l’acte de candidature. Ce sondage constituera incontestablement un élément approprié pour étayer le dossier de sa candidature à gauche, mais il en faudra très certainement plus pour convaincre le parti socialiste et ses dirigeants. Le PS donne l’impression d’hésiter et de piétiner. Derrière les négociations officieuses et les jeux d’acteurs politiques se profilent les questions sur le poids des notoriétés dans le scrutin, les forces militantes respectives sur la désignation d’une tête de liste. Pour le dire clairement, et politiquement, le parti socialiste, la direction départementale et nationale comme les militants, avec ses cinq députés et plusieurs mairies peuvent-il accepter de s’effacer pour prendre une deuxième place sur une liste conduite par Huguette Bello ? Huguette Bello s’installe dans un temps où la gauche, ou plus justement les gauches, peinent à sortir de leur phase d’élaboration d’une stratégie pour s’intégrer à la pré-campagne. Les gauches aujourd’hui c’est une marqueterie politique où se retrouvent une diversité de positionnements vis à vis de l’exécutif national, sur les projets régionaux, les stratégies d’alliances sans évoquer bien évidemment les divisions personnelles et les ressentiments. C’est dire que le schéma actuel, si rien ne vient le bousculer, porte intrinsèquement un jeu de compétitions qui prendra la forme de primaires au premier tour. Un tel morcellement des gauches pour le scrutin 6 décembre ne peut déplaire ni à Didier Robert ni à Thierry Robert.

-Dans le même temps, Thierry Robert qui s’est lui aussi déclaré, progresse peu. Comment l’interpréter ?

Thierry Robert a annoncé officiellement une candidature qui était d’évidence. Son discours distingue les réalités du terrain et d’hypothétiques sondages. Il lui faut faire mentir ceux qui soulignent un décrochage et une perte d’influence et mener une campagne continue et intense. Le temps lui ait donné de consolider un socle d’adhésion dans l’électorat. En jouant avec les initiales de son mouvement (L.P.A.), résumons deux exigences : dérouler une approche plus programmative afin d’incarner La Principale Alternative à l’actuel Président de Région et se tenir à un registre de communication plus apaisé pour éviter l’écueil de personnifier La Politique Agressivement. A sept mois des scrutins régionaux, gardons nous bien de penser que les chiffres du sondage figent les positions. La politique c’est au contraire l’affirmation d’une volonté et d’une capacité à faire bouger les conjonctures.

-Longtemps stable, Didier Robert décolle subitement. Que s’est-il passé en un mois ? -Près d’un Réunionnais sur deux (44,9%) considère que le président de région va gagner les régionales. Est-ce pour lui un atout ou un handicap ?

Nous avons dans cette enquête une confirmation de la position de favori attribuée à Didier Robert avec une évolution de son score qui le place au-dessus de la barre des 30%. Ce renforcement traduit un mouvement de cristallisation de l’électorat avec un profil très homogène. Il révèle un accord entre ses positionnements et les attentes d’un électorat. Sur cette ligne de crête, Didier Robert avance et établit sur des dossiers régionaux, voire des engagements nationaux, une relation consolidée avec l’opinion. Et cette dynamique s’accompagne d’un bon indice dans l’opinion qui croit à 45% qu’il sera le prochain vainqueur des régionales. Il importe de lire avec discernement ce chiffre et de bien définir cet indicateur qu’il ne faut assurément pas confondre avec le souhait de victoire. C’est là une autre dimension, primordiale dans la compréhension de l’état de l’opinion, mais le sondage ne l’étudie pas dans cette enquête. Pour l’heure, ce mouvement de progression constitue un enseignement d’importance puisqu’une part constitutive de l’équation électorale liée à la candidature de Didier Robert réside dans le palier qu’il va atteindre au premier tour (6 décembre 2015). Avec le mode de scrutin des régionales, nul besoin de la science politique pour comprendre l’avantage de réaliser un score entre 35 et 40% quand les adversaires se fragmentent en multipliant les listes. Cela n’assure pas la victoire mais la prépare cependant.*

Elections au Conseil départemental. Résultats des deux tours de cette consultation. Analyses des scrutins des 22 et 29 mars 2015-

Elections des conseillers départementaux

Vidéos : WWW.linfo.re/spip.php ?page=r...

Mars "L’abstention, première clé des élections départementales"

"Pour les cantonales de 2011, l’abstention nationale se situait déjà à un haut niveau (55%). Dans certains cantons, ce sont près de 60% des inscrits qui ne déposaient pas de bulletins. Exemple en mars 2011 dans l’ex-canton de Saint-Denis 2 avec 61,1% d’abstention. Aux Européennes de 2015, ce sont seulement 20% des inscrits de La Réunion qui font vivre le suffrage universel. Plus globalement la progression constante de l’abstention pose la question de la représentativité des élus et de la démocratie représentative. Tous les indicateurs sont rouges pour le rendez-vous électoral de ce mois de mars. Il semble difficile d’inverser un mouvement qui depuis plusieurs années conjuguent la défiance vis-à-vis du personnel politique et la dévalorisation de la promesse politique. À côté de l’observation de l’abstention, il sera intéressant aussi d’examiner les pourcentages des bulletins blancs. Depuis le 1er avril 2014, les bulletins blancs sont comptabilisés sans pour autant, ce qui est regrettable, entrer dans le registre des exprimés. Cette expression électorale marque sans ambiguïtés le rejet de l’offre politique. Actuellement, le fait que près d’un électeur sur trois ne sache pas qu’une consultation se déroule les 22 et 29 mars ne peut qu’inquiéter et laisser penser que la participation sera des plus faibles. La campagne nationale d’informations (« Oui, je vote… Oui, je le dis ») n’a pas encore eu ses effets. Certes, l’intensification de la mobilisation se déroule dans les deux dernières semaines d’une consultation, mais nous avons sur cette consultation une véritable inertie du corps électoral, qui n’entre pas dans la compétition. Et le décalage est d’ailleurs flagrant entre un corps électoral en marge d’une élection et un personnel politique qui mesure bien les enjeux cruciaux (nationaux, départementaux) de ce scrutin. Plusieurs paramètres participent aux désintérêts de l’électorat. Les nouveautés d’un mode de scrutin (binôme) et les redécoupages des cantons suscitent hésitations et flottements. Ils se traduisent par une perte de repères. À l’évidence, la nouvelle carte cantonale (25 cantons à La Réunion sur l’ensemble des 2 054 cantons pour la France) change plus que des habitudes. Elle modifie les représentations des communes au sein du prochain Conseil départemental cassant des liens de proximité qui sont pourtant considérés comme essentiels dans la relation électeurs-élus. En moins de quinze jours, l’entrée des machines politiques nationales, la confrontation dominée par le tripartisme (F.N – U.M.P./U.D.I-P.S) a pour objet de créer une dynamique mobilisatrice et d’inviter à la participation. Et puisque les compétences des futurs conseilleurs départementaux ne sont pas définis, que les programmes ne sont donc pas discriminants, il reste le poids des personnalités politiques dans la composition des binômes pour entraîner l’électorat. En vue du 22 mars, les dernières estimations situent l’abstention sur des sommets (55%, voire 58%). Les quinze jours à venir peuvent inverser une part de ces prévisions. Mais l’abstention restera une donnée majeure du premier tour. Au fil de la journée du 22 mars, les pointages réguliers vont permettre de suivre les tendances. L’abstention aura des effets immédiats sur les votes des exprimés. Elle crée les conditions de l’élimination automatique des candidatures pour le second tour. À l’échelle nationale, sur le cadre tripartite, une faible participation (soit une moyenne de 45%) rend quasi-impossible les triangulaires puisqu’il faut pour se maintenir au second tour 12,5% des inscrits. Un candidat arrivé en troisième position, même avec 25% des exprimés ne participera pas au second tour puisqu’il sera en deçà de la barre des 12,5% des inscrits. Cette exigence (obtenir 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour) instituée pour faciliter l’élimination des candidats du Front National peut se retourner comme un boomerang autant contre le Parti socialiste que l’UMP lors de ce premier tour de scrutin. À La Réunion, la faiblesse de la participation aura un effet immédiat dans de nombreux cantons. Dans le cas où le premier tour se déroule sous la forme d’un duel (canton 6) voire d’une compétition avec trois binômes (canton 1, 4, 13, 16, 23) le résultat ne sera assuré que si le binôme des candidats arrive en tête avec plus de 50% des exprimés et réunit un nombre de suffrages au moins égal au quart des inscrits. Donc à titre d’exemple sur un canton avec une participation à hauteur de 48% le binôme doit réaliser 52% des exprimés pour être déclaré élu. Lors des cantonales de mars 2011, au premier tour nous avions 10 élus sur les 25 cantons renouvelables. En 2015, peut-on envisager dans des proportions comparables les succès au premier tour dans les 25 cantons ? Une fois encore le taux de participation sera décisif parce qu’il établit des seuils. Ainsi, si nous atteignons dans un canton les cimes d’une abstention à 60%, il faudra pour être élu au premier tour 25% des inscrits soit dans cet exemple 62,5% des exprimés. L’abstention est un phénomène d’une grande complexité réunissant des facteurs sociaux et géographiques. Le chiffre brut ne doit pas occulter les disparités selon les quartiers et les communes. Dans certains quartiers la barre de 60% peut être largement dépassée. De même selon les générations, l’abstention fluctue considérablement. Il faut également prendre en compte les différentiels de participation entre les électorats. À « une abstention-sanction » répondent « une participation-opposition » et « une participation-adhésion ». L’abstention-sanction concerne principalement l’électorat socialiste déçu par les trois premières années du quinquennat de François Hollande. La désaffection des électeurs socialistes de 2012 a déjà pesé sur tous les scrutins (législatives partielles, municipales, européennes). Par contraste, la sur-mobilisation des oppositions de l’U.M.P. ou plus encore des électeurs FN creuse l’écart en faveur de leurs candidats. Enfin l’étude de l’abstentionnisme électoral amène à considérer la perte d’influence (et de représentation) de l’électorat constant c’est à dire les électrices ou les électeurs qui participent aux votes lors de chaque élection. L’électorat choisit de plus en plus d’entrer ou non dans la participation selon le scrutin et les enjeux. Au soir du dimanche 22 mars 2015, dès 18 heures, le premier chiffre connu portera sur le taux de l’abstention. Il sera déterminant puisque l’abstention, paradoxalement, fait de plus en plus indirectement le résultat des élections."

Mars Les enjeux du premier tour des départementales

Dans moins de trois semaines, les premières élections départementales se déroulent dans la quasi-totalité de la France. Elles vont se lire dans le même temps comme un test national et une multiplication d’enjeux départementaux. A l’échelle nationale, ces élections constituent un événement d’importance pour l’exécutif, l’opposition et toutes les forces de l’échiquier politique. L’implication du premier ministre souligne s’il en était besoin sur la valeur politique de ces scrutins. Par-delà les indications des sondages hebdomadaires, des élections partielles, l’expression du suffrage universel sera un indicateur primordial sur l’état de l’opinion. Les élections vont apporter des réponses précises à nombre de questions : Combien de Français se rendront aux urnes ? Quelle est l’exacte impopularité du gouvernement, du chef de l’Etat ? Quelle est la dynamique du Front national dans les départements ? Quel est le poids de l’UMP ? Quelle représentation pour la gauche de la gauche ? etc…. Sur le plan départemental, voyons les premiers enjeux de ces élections à La Réunion. Abstention Le premier enjeu se nomme participation. Dans un contexte marqué depuis plusieurs années par l’augmentation régulière, graduelle, de l’abstention, ces scrutins locaux offrent une nouvelle estimation des rapports des Français avec le vote et notre société politique. La distance, les défiances observées sont elles toujours aussi prégnantes ? Doit-on se préparer à des analyses électorales avec l’absence d’un électeur sur deux, voire plus c’est à dire proche de 55% ? L’abstention-sanction préfigure probablement la confirmation de l’éloignement d’un électorat « déçu », voire « trahi ». A l’évidence, les modifications du mode de scrutin, le remodelage des circonscriptions et la création des binômes paritaires viennent compliquer l’approche d’une partie du corps électoral et sceller les perplexités dans le comportement électoral. Un imposant phénomène abstentionniste aura des effets directs sur les résultats. Ainsi même lors des situations où ne se présentent que deux, voire trois binômes, l’élection n’est pas assurée de se jouer dès le premier tour (22 mars). Pour être élu, il faut non seulement réunir 50% des exprimés mais aussi 25% des inscrits. Les Enjeux personnels Paradoxales élections départementales puisque les compétences des futurs élus ne sont pas encore connues. Aucun texte législatif n’a été approuvé. Aucun texte législatif ne définit réellement les domaines sur lesquels devront intervenir les conseillers départementaux. Des lignes ont été fixées mais rien n’est écrit. Pour le dire simplement nous allons élire des conseillers départementaux sans que leurs champs de compétences ne soient parfaitement précisés, limités. Comment dès lors réaliser des programmes électoraux. Ce sont bien les candidats/candidates qui vont concentrer une large part des enjeux plus que les programmes faisant des équations personnelles et politiques un facteur dominant. Les votes vont plus que jamais prendre en compte les positionnements sur l’échiquier politique, les ancrages partisans et les soutiens municipaux. Le canton de toutes les attentions Elections départementales, élections primordiales dans les 25 cantons. Mais, il n’a échappé à personne que le canton n°10 (Canton 2 de Saint Denis) concentre tous les regards. S’il fallait hiérarchiser les enjeux politiques des 25 Cantons, il ne fait pas de doute que ce canton à une valeur unique tant pour ses enjeux personnels, partisans que ses conséquences sur les régionales. La candidature de la présidente sortante donne à cette compétition électorale une place d’exception. Et son score sera amplement interprété : sera t-elle confortée ou fragilisée sur son bilan, sa décennie à la tête du département, ses différentes options politiques et …. pour le troisième tour. Mais avant de spéculer sur le vote de 50 conseillers pour la présidence du département, il lui faut passer le cap de l’élection. Et aucune élection n’est jamais gagnée ! Plusieurs éléments seront déterminants. En premier lieu les résultantes des municipales de mars 2014 dans le camps de la gauche et des droites. La dynamique socialiste avait été remarquable. Sera t-elle aussi présente pour porter le binôme conduit par Philippe Naillet et Claudette Clain ? Dans cette compétition, la candidature de Gino Ponin Ballom constitue également une donnée-clé dans ce scrutin. La cicatrice de mars 2008 est elle vraiment fermée ? Dans ce canton s’ajoute l’inconnue sur le résultat du binôme présenté par le Front National (Maurice Brasier-Gisèle Vaïtilingom). Pour la présidente sortant, un des risques majeurs serait de voir se constituer lors d’un entre-deux-tours un front « TSND » Tout Sauf Nassimah Dindar fédérant de manière implicite un vote venant des oppositions des gauches et des ressentiments des droites. L’engagement des parlementaires La présence de trois parlementaires qui sont candidats titulaires (Jean Jacques Vlody) ou suppléantes (Monique Orphée, Ericka Bareigts) engage le Parti socialiste. Elle fait partie des enjeux personnels de ces scrutins départementaux. Derrière les figures de ces députés, et leurs scores, se lira l’état des opinions sur l’action de l’exécutif socialiste. En 2014, comme nous le soulignons déjà, dans un contexte des plus moroses pour le Parti Socialiste, le maire sortant de Saint Denis, Gilbert Annette avait réalisé un score remarquable. Dans la plus grande ville des outre-mer, il avait créé un « micro climat » politique lui permettant de distancer aisément les droites et d’améliorer son score. Cet élan sera t-il encore au rendez-vous des départementales ? Pour le député Jean Jacques Vlody, après son échec aux municipales, l’enjeu c’est autant l’action passée au Conseil général (et le jugement du corps électoral sur son bilan) que son propre devenir sur la scène politique réunionnaise. Conseillers sortants et maires Après 2014 (et l’élection de 24 maires), les scrutins de 2015 vont installer 50 conseillers départementaux et 45 conseillers régionaux. Sur le calendrier électoral nous n’avons plus de scrutins locaux (municipales, départementales, régionales) avant 2020. Le personnel politique élu en 2014 et 2015 aura donc une longue séquence politique jusqu’en 2020 sans élection. Situation inédite dans l’histoire politique, qui renforce l’importance de ces scrutins et maintient le pouvoir de ces élus sur la durée d’un quinquennat. Les candidatures des conseillers sortants, parfois maires, sont autant d’enjeux personnels. Ils sont très nombreux à se représenter (titulaire ou suppléant). Citons parmi ici une part de ces personnalités de la vie politique : André Thien-Ah-Koon, Joseph Sinimalé, Maurice Gironcel, Daniel Alamélou, Daniel Gonthier, Jean Claude Lacouture, Philippe Le Constant, Bruno Mamindy Pajany …... Les résultats auront des conséquences sur leur pouvoir personnel et leur formation politique. L’échec se transformera rapidement pour eux soit en une mise entre parenthèses de cinq années soit en un terme pour leur parcours politique. Enjeux personnels, enjeux pour les partis, ce sont autant de confirmations du rôle primordial de ces élections départementales sur le devenir politique de La Réunion jusqu’en 2020.

Février "Quelle présidence pour le Conseil départemental ?"

"Depuis 2004, Nassimah Dindar préside le Conseil général de La Réunion. Plus d’une décennie à la tête de cette assemblée et un parcours original dans la vie politique de La Réunion. Un Itinéraire politique qui traverse le RPR, l’UMP, l’UDI avec la réorganisation des centres, des « modérés » et depuis 2008 toujours le souci de maintenir une position d’équilibre afin de maîtriser sa majorité tri-partite départementale (droite-gauche). Sur l’axe chronologique récent s’observent des distorsions autorisant le discours en faveur de la marche des « progressistes » aux cantonales (mars 2011), le soutien à la liste de Paul Vergès (septembre 2011), la participation aux primaires socialistes (et donc de se reconnaître et signer le texte sur l’acceptation des « valeurs de la gauche »)… et finalement en 2014 l’approbation du « pacte » des droites, des centres avec Didier Robert. Il était intéressant d’écouter Jean Christophe Lagarde (visite en janvier 2015) quand il parlait de la nécessité de jouer « la clarté ». Le message s’adressait probablement aussi à la présidente du Conseil général. Mais, l’argument sur le dépassement des clivages gauche/droite déjà présent dans son discours lors de son élection au Conseil général en 2008, sa volonté ne n’avoir pour parti que la réussite de La Réunion et de pouvoir partager la photographie d’un rassemblement avec la quasi-totalité des dirigeants politiques de l’île : ce sont là aussi des traits d’un itinéraire politique plus en ligne brisée qu’en ligne continue. La vie politique réunionnaise est souvent caractérisée par une forte plasticité de son personnel. La société politique peut se définir par cette succession d’ententes. Les stratégies ne surprennent plus l’opinion publique qui a contemplé la vie politique sur ces trente dernières années. L’électeur s’est habitué à cette capacité à sauter les lignes et changer les accords et les combinaisons selon les temporalités et les contextes. Dans cette vie politique de La Réunion, Nassimah Dindar a surtout montré son aptitude à fédérer des ententes. Pour les scrutins de 2008, 2011 et plus encore 2015, une large part du questionnement sur le troisième tour des consultations c’est à dire l’élection à la présidence intègre nombre de discussions sur ses options. En 2015, l’actuelle présidente du Conseil général concentre encore l’attention et les interrogations sur son devenir et sa propension à organiser de nouvelles combinaisons politiques. Au sein de la société politique, Nassimah Dinar se situe plus dans les logiques d’associations que dans les logiques de centralisation. Elle a su adapter sa démarche, profiler son action au regard de ses forces. Elle apparaît principalement dans le rôle de « la clé de voûte » bien moins dans la fonction de chef de parti. Elle se met davantage dans la posture de la fédératrice, se veut un point de convergence. Elle entre plus dans le rôle de pivot que dans celui de leader privilégiant la construction de connexions avec d’autres forces afin d’y apparaître comme la personnalité indispensable, précisément parce qu’elle se place comme garante du fonctionnement au centre du dispositif. Elle ne s’appuie pas sur la force d’un parti, mais sur sa disposition à réussir des alliances, des jonctions politiques. L’exemple de la majorité composite de 2008 illustre parfaitement cette habileté à réunir des éléments apparemment opposés (ou en désaccord) et à réussir là où peut l’attendait en rassemblant les morceaux d’un puzzle et à maintenir, faire vivre, cette composition. Avec les centres et ses deux ailes (droite/gauche), nous sommes dans le même logiciel de construction qui passe par un dénominateur commun, un point d’équilibre, qui a nom Nassimah Dindar. Sans prétendre devancer le vote sur le prochain Conseil Départemental, trois éléments de réponse peuvent au moins alimenter les réflexions. En premier lieu, d’évidence, tout ne dépend pas de la présidente sortante. Les résultats dessineront de nouveaux équilibres. Ayons bien à l’idée que des binômes vont être élus mais dès le 29 mars, l’équation pour la présidence doit se faire à partir du chiffre de 50 conseillers qui vont être à la manœuvre. Deuxièmement, prépondérants seront les projets des différents acteurs de la société politique dans l’après départementales : quelles orientations et regroupements entendent-ils mettre en ligne sur le moyen terme c’est à dire jusqu’aux régionales ? Enfin, Nassimah Dindar peut-elle (veut-elle ?) se satisfaire d’être la candidate de la droite et du centre ou entend elle se garder des marges de manœuvres pour continuer de conserver intactes son habileté à réunir et à coaliser sur (et avec) d’autres rives politiques ?

Février

"National, départemental : deux contextes se croisent"

Les élections départementales ont toujours été des indicateurs de grande pertinence pour l’histoire de la vie politique française. Sans revenir sur l’historique de ces scrutins, quelles dates peuvent rappeler la force des scrutins locaux. Sur l’axe chronologique, on peut inscrire les consultations de 1976 ou 1992 qui ont déstabilisé les pouvoirs politiques de Matignon à l’Elysée. Scrutins intermédiaires ou non, ces échéances locales (même dans le cadre d’un renouvellement par moitié) ont constamment bousculés l’équilibre du moment ou renforcé les dynamiques politiques. En 2015, les départementales sont attendues voire redoutées. Les scores du Front National seront bien sûr disséqués afin d’évaluer le souffle d’une progression régulière qu’exprime les sondages mais plus encore les élections municipales, européennes et toutes les consultations partielles. L’expression électorale de la circonscription du Doubs prolonge un élan qui s’affirme depuis plusieurs mois. Des élections riches d’enseignements aussi pour le gouvernement et l’exécutif présidentiel. Les estimations annoncées sont redoutables parce qu’elles constitueraient (conditionnel !) un nouveau revers et la puissance d’un profond désaveu de l’opinion. Les socialistes comptent désormais sur une remobilisation de leur électorat pour minorer l’effet des départementales. A trop prévoir l’échec cuisant (ne conserver qu’une vingtaine de département), il est évident qu’une perte de faible ampleur serait « une bonne nouvelle » et pourrait s’examiner comme une simple sanction, phénomène classique dans des scrutins à mi-mandat. Quant à l’UMP, il attend de la stratégie de Nicolas Sarkozy un rebond et des gains dans des dizaines de départements. Une nouvelle carte de la politique française en inversant les rapports de forces : tel est l’objectif de l’UMP qui souhaite gagner au moins 60 départements. Une reconquête des positions pour effacer les mauvais chiffres des scrutins de mars 2011. Quant à la gauche de la gauche et aux Ecologistes, ils espèrent aussi réunir les votes d’un électorat qui en 2012 avait rassemblé plus de quatre millions de voix. Une nouvelle fois, le calcul et l’analyse des scrutins devront plus prendre en compte les suffrages des inscrits que ceux des exprimés. Pour saisir les mouvements du corps électoral, il faut en effet partir de la participation (et donc de l’abstention sanction) pour aller dans le détail des dynamiques partisanes. Et à La Réunion ? Comment s’inscrit-elle dans ce tableau ? Les structurants de la vie politique différencient le département. Les élections pour le prochain premier (et peut être unique) Conseil départemental sont très ouvertes, et donc bien incertaines. La logique des binômes au sein de nouvelle circonscription constitue une nouvelle « offre politique ». Certes, des figures connues, et bien ancrées, de la vie politique locale s’inscrivent dans ces nouvelles cohérences. Elles constituent des points d’appui, des pôles de repères pour un électorat qui doit en deux mois appréhender les nouveaux mécanismes de fonctionnement électif des cantons. Nonobstant ces continuités, il est remarquable de constater que dans les cantons s’opèrent des rapprochements, voire des conversions politiques avec la formation de duos politiques parfois inattendus. Au corps électoral d’évaluer l’efficacité de ces associations qui passe les clivages traditionnels. Dire que « tout est possible » serait excessif, mais minimiser l’effet de ces recompositions politiques (qui plus largement caractérise la vie politique de La Réunion depuis au moins 2010) serait une erreur dans l’analyse des projections sur les équilibres de l’après 29 mars au sein du Conseil départemental. Les batailles électorales de mars prochain ne doivent surtout pas être simplement annexées aux futures régionales comme « un avant tour électoral ». Elles s’agencent de manière autonome. Bien sûr qu’aucune élection ne peut être isolée sur une chronologie telle que l’année politique de 2015. Mais, le processus électoral des départementales peut construire ses propres logiques et devenir un élément déterminant dans la marche des régionales. L’état des forces politiques actuelles avec son atomisation et le poids des personnalités peut donner aux départementales une force de préfiguration capable de modifier la donne électorale. Sur cette logique d’une force constitutive politique en marche, l’équilibre interne au Conseil départemental (avec des binômes qu’il ne faut pas examiner comme des unités figées) a d’évidentes potentialités pour brouiller les accords, modifier les représentations et les ententes politiques existantes. Et le moment de l’élection à la présidence de ce conseil départemental constitue chacun le perçoit un temps fort (« un vote-clé ») pour ceux qui veulent déranger les actuelles arrangements et créer de nouvelles lignes de forces et/ou de nouvelles stratégies d’alliances dans le paysage politique réunionnais.

Février "A six semaines du premier tour des élections départementales...

Le temps de la pré-campagne électorale a bien commencé. C’est une phase d’accélération. Elle prend d’autant plus de significations que la vie politique a connu une décélération organisée, programmée, dès l’après-municipales (mars 2014). Au cours de ces semaines, il s’agissait (avant départementales et régionales) davantage de laisser les concurrents se révéler pour le premier scrutin de 2015. Un travail intense de préparation, moins visible par les opinions publiques, qui se contingente le plus souvent à la sphère des états-majors. Ce qui se mettait en place se nommait pacte, accord, alliance… Cela s’exemplifie avec le texte rédigé par les formations des droites et des centres autour de Didier Robert. Depuis la mi-janvier, le renversement s’est opéré avec un changement de vitesse. Dorénavant, il est question de s’exposer. La phase du lancement électoral a véritablement été engagée. Elle révèle non seulement les stratégies mais aussi les résultantes de la donne politique sur les dernières années. Chaque consultation marque (avant même l’entrée dans la compétition électorale) les permutations du paysage à venir. Entrent dans ces registres plusieurs faits : la décision de Pierre Vergès de ne pas concourir, le retrait de Michel Dennemont ou le retour de Jean Yves Langenier… mais également de nouveaux modelés politiques dans les formes des binômes à l’image de l’accord passé entre Alain Armand et Nadia Ramassamy ou l’entente réunissant Jean-Paul Virapoullé et Alain Alamélou… Sachons cependant bien évaluer ces prises de positions ou ces annonces non comme des retraits ou des conversions internes à la société politique mais des adaptations liées au format du scrutin des départementales ou à des reconstructions de trajectoires, de positionnements. Dans cet ensemble de mouvements qui couvrent cette pré-campagne, s’installent pareillement les actions visant à fragiliser l’adversaire. Sans même encore se placer en concurrent (e) sur le terrain électoral, il est possible de réaliser des opérations médiatiques ayant pour objectif l’affaiblissement d’un candidat potentiel dans son propre camp avec les effets sur les scrutins départementales mais aussi les prochaines régionales. Les actuelles plaintes, controverses entre Nassimah Dinar et Gino Ponin-Ballom fournissent un résumé édifiant de ce répertoire (ici judiciaire) ante-électoral. L’accélération dans l’anticipation des scrutins se lit aussi plus classiquement dans l’entrée des principaux leaders du personnel politique. Dans les 25 cantons-circonscriptions, s’expriment le poids et l’enjeu des fiefs avec l’omniprésente cardinale c’est à dire celle des ancrages géographiques. Chacun y reconnaît son espace que l’on évoque (sans être exhaustif) l’entrée de André Thien Ah Koon ou Patrick Lebreton sur le Sud, Joseph Sinimalé dans l’Ouest, Jean-Paul Virapoullé sur l’Est A six semaines du premier tour, le premier constat traduit les permanences et les effets (fréquemment soulignés) du fractionnement et de la segmentation de la politique réunionnaise. Il faut aller observer la stratégie du Parti Socialiste, du L.P.A. ou de l’U.M.P (avec Objectif Réunion) pour déceler des approches globales et des stratégies de réseaux sur l’ensemble du département. Pour l’heure, l’actuel prologue de la campagne n’a pas encore rassemblé la totalité des éléments du puzzle politique réunionnais. La phase d’accélération (et de révélations) doit continuer jusqu’au 16 février. Dans une semaine, nous aurons in fine une vue intégrale des candidatures et des ententes…et les éléments constitutifs des possibles projections sur la composition du futur Conseil départemental".


Janvier

Élections départementales : des scrutins très ouverts

"Dans moins de huit semaines, tous les départements de France seront dotés d’un Conseil départemental. Cette nouvelle assemblée (exit le Conseil général) sera élue les 22 et 29 mars 2015. À La Réunion, nous allons passer de 49 cantons à 25 cantons. Un cadre nouveau avec des circonscriptions retaillées et dans chaque canton deux élus. Au total, le prochain conseil départemental comptera 50 édiles avec une parité parfaite puisque dans chaque canton le corps électoral devra choisir un binôme réunissant une femme-un homme (pour les deux titulaires et les deux suppléants). Quatre noms composeront donc chaque bulletin. Le scrutin des départemental se resserre sur 25 circonscriptions. Les joutes prennent une autre échelle couvrant de plus amples territoires électoraux. C’est la première inconnue de cette consultation. Autant les enjeux et les donnes électorales étaient classiquement analysés depuis des décennies dans le format des anciens cantons, autant les nouveaux espaces politiques ouvrent considérablement les marges et les incertitudes. Le corps électoral, encore actuellement à distance de l’échéance, va graduellement apprendre à considérer les limites nouvelles de la compétition. Et il n’est pas aisé de s’y reconnaître dans le découpage présent. Les repères historiques et politiques ont été éclatés. L’équation si fréquente entre le maire et le conseiller général disparaît. Face à cette mutation, le corps électoral risque d’avoir pour le moins des hésitations dans la compréhension des paramètres géographiques mais aussi dans l’approche des logiques de binômes et des reconfigurations partisanes qui en découlent. En quelques semaines, l’électeur va devoir recomposer son logiciel départemental et appréhender une consultation électorale grandement modifiée par le législateur. Dans un contexte déjà marqué par la progression graduelle de l’abstention, les formations politiques, les candidats et les médias….devront faire preuve de pédagogie pour expliquer (il n’est même plus question de justifier) le cadre et le mode de scrutin. Et cette étape est essentielle au regard de l’importance de ces élections. Sur l’ensemble du pays (et non plus par moitié), le corps électoral va renouveler tout le personnel politique des départements. C’est dire l’impact de ce vote, c’est dire ses conséquences, c’est dire le test national que représentent ces scrutins. L’un des premiers paradoxes de ces batailles électorales, départementales, réside précisément dans ce décalage entre la distance encore marquée du corps électoral, la lenteur de l’entrée en campagne et les effets des résultats électoraux. Les contrecoups électoraux seront du premier ordre pour la vie politique nationale, pour la vie politique réunionnaise. Ils peuvent être estimés dans leurs dimensions départementales et nationales. Les soirées électorales des 22 et 29 mars vont permettre d’évaluer l’état des forces politiques dans le contexte de ce début d’année, de mesurer les oscillations partisanes, les équilibres au sein de chaque conseil départemental et de dessiner une carte électorale française (trois ans après le début du quinquennat, à deux ans de la présidentielle). À La Réunion, ces élections sont ouvertes. Ouvertes pour dire incertaines, Ouvertes pour exprimer la conviction que rien n’est assuré, et encore moins garanti et que les ancrages ou les bastions cantonaux d’hier sont dépassés. Il n’est pas seulement question d’évoquer « les surprises » ou « les possibles étonnements » dans les résultats mais de souligner combien les recompositions, les anticipations, les mouvements au sein de la société politique sont d’actualité à travers la structure des binômes ou les entre-deux-tours. Bien évidemment l’année politique 2015, avec le rendez-vous majeur des régionales, se prépare dès maintenant. En mars, les élections départementales ont donc une fonction primordiale et un rôle déterminant.




Vidéos

En préparation de la conférence internationale de l’Observatoire des sociétés de l’océan Indien (O.S.O.I.) nous diffusons la vidéo de présentation de cette fédération de recherches (SHS/Economie/Droit) de l’Université de La Réunion. La conférence internationale se tiendra les 23 et 24 novembre 2017 à La Réunion.

1946-2016 > 70 ans de départementalisation ultra-marine : Un colloque organisé par les juristes du C.R.J de l’Université de La Réunion. Nous diffusons les interventions des participants à ces journées.

  • Intervention de M. Damien DESCHAMPS
  • Intervention de Mme Isabelle VESTRIS
  • Intervention de M. Jean-Yves ROCHOUX
  • Intervention de M. Nicolas KADA
  • Intervention de M. André ORAISON
  • Intervention de M. André ROUX
  • Allocutions d’ouverture
  • Intervention de M. Olivier DUPERE
  • Intervention de M. Thomas M’SAIDIE
  • Intervention de M.Yvan COMBEAU
  • Intervention de Mme Julie DUPONT-LASALLE
  • Table ronde avec les élus.
  • Intervention de M. Nicolas ROINSARD
  • Intervention de M. Yvan Paquet
  • Intervention de Mme Marion Trousselard


Le congrès annuel du C.T.H.S.

Pour information et diffusion, vous trouverez en pièce jointe une présentation du programme du 141e congrès des sociétés historiques et scientifiques qui se tiendra à Rouen en avril prochain.

Les inscriptions sont ouvertes, à tout public.

Cordialement

Francine Fourmaux chargée de l’organisation du congrès 01 55 95 89 64 (sauf le lundi et le jeudi) 110 rue de Grenelle 75357 Paris cedex 07 http://www.cths.fr/co/ http://www.cths.fr/co/details.php?sc=re http://www.cths.fr http://grhis.univ-rouen.fr/grhis/



Séminaire de l’Institut d’Histoire Sociale

Le Jeudi 14 avril 2016 à 18 heures, l’IHS reçoit Franck LIAIGRE sur le sujet :

Les FTP. Nouvelle histoire d’une Résistance

Dans la bataille que se livrent les différentes mémoires de la dernière guerre et notamment de la Résistance, le rôle des FTP, organisation armée constituée par le parti communiste français en 1942, a été largement magnifié jusqu’à nos jours.

Les études méticuleuses effectuées par Franck Liaigre dans les divers centres d’archives de notre pays montrent cependant que les FTP n’ont eu ni la précocité d’action ni l’importance numérique ou militaire que certains prétendent. L’approbation de leur action par la population comme les objectifs de leurs militants et de leur direction sont plus complexes que ce qui a été dit et répété. Associé au martyre des otages, le sacrifice de quelques combattants a cependant permis au PCF de s’ériger en « parti des fusillés ».

C’est ce que Franck Liaigre, déjà auteur d’études remarquées sur les communistes pendant la guerre, montre dans son dernier ouvrage publié aux éditions Perrin. Il viendra nous le présenter à l’Institut d’Histoire sociale.



Débats histoire et présent

Nous diffusons sur le site cinq textes communiqués par Hubert Bonin de la Revue historique Outre-mers. Lectures et Débats avec des pluriels !

PDF - 226 ko
PDF - 1.2 Mo
PDF - 242.2 ko
PDF - 164.4 ko
PDF - 166.7 ko


Lectures et Débats



Océan Indien

Les îles de l'océan Indien > La Réunion <> Les Comores <> Les Seychelles <> Madagascar <> Mayotte <> Maurice <> Rodrigues