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Histoire et Médias

2ème Congrès de la Société pour l’histoire des médias (SPHM)

Rêver d’un autre monde.

Médias, utopies et expérimentations de l’époque moderne à nos jours

23-25 mai 2018

Université Paris 2

92 rue d’Assas 75006 Paris

La première édition du congrès de la Société pour l’histoire des médias les 26 et 27 mai 2016 visait à dresser un état des lieux des évolutions institutionnelles et historiographiques de l’histoire des médias depuis son émergence et à sonder les territoires d’études les plus récents.

Dans un contexte de très forte critique des médias, où ils sont notamment accusés de faire le jeu du pouvoir politique et/ou économique, cette deuxième édition vise à croiser les regards scientifiques sur les façons dont, à travers l’histoire, des médias ont au contraire pu porter l’espoir d’un changement social, en servant de supports et d’outils pour concevoir et construire un autre monde.

Aussi, cinquante ans après les événements de mai et juin 1968, la SPHM invite-t-elle les chercheuses et les chercheurs à réfléchir aux liens entre médias, utopies et expérimentations. L’appel à communications n’est pas destiné aux seul.e.s spécialistes de l’histoire des médias, l’objectif étant de faire dialoguer le plus de points de vue et de disciplines possibles. Le comité scientifique privilégiera néanmoins les propositions s’appuyant sur un corpus ou un terrain précis, éclairant des pans peu connus de l’histoire des médias ou contribuant à en enrichir l’épistémologie.

Les propositions devront s’inscrire préférentiellement dans l’un ou l’autre de ces axes :

Axe n°1 - Médias alternatifs et contre-cultures

Les médias sont souvent perçus comme des vecteurs privilégiés de la culture de masse et partant, de la culture mainstream. Cet axe vise à interroger les formes médiatiques qui se veulent alternatives et revendiquent un rejet - si ce n’est une contestation - de l’ordre social ou d’une culture établie, à travers la quête d’un autre monde. Les périodes de crise sociale, tout particulièrement, sont propices à des créations médiatiques innovantes et potentiellement subversives à l’initiative de militant.e.s, de journalistes professionnel.le.s et parfois de gens ordinaires. Pourront ainsi être explorés les contenus et les formes d’expression alternatifs, qu’ils relèvent du fait minoritaire ou d’une avant-garde, tout autant que les pratiques qui leur donnent naissance : on pense notamment aux cas d’invention d’une nouvelle organisation du travail, au diapason d’un projet social défendu. Les communications pourront en outre examiner les formes de circulation entre les médias de masse et les médias alternatifs et à cette occasion, investiguer à nouveaux frais la notion de contre-culture.

Axe n°2 - Médias et utopies/dystopies

Les médias sont aussi des canaux de prédilection pour diffuser des utopies et des dystopies, entre dénonciation du présent et prophétisations, catastrophisme et foi dans le progrès, au carrefour de la fiction, de l’information et d’un projet politique ou scientifique. Une pratique courante de la part de certains médias consiste aussi à se projeter dans le futur en imaginant ce qu’ils pourraient annoncer comme nouvelles dans cinquante ou cent ans. Quels sont donc les ressorts médiatiques de la constitution de tels imaginaires ? En quoi les médias donnent-ils forme et consistance à des fantasmes individuels ou collectifs sur un monde possible, souhaitable ou au contraire répulsif ? Dans quelles conditions historiques (guerre, crise économique, prospérité) certains médias alimentent-ils la foi, ou au contraire la crainte, dans l’avenir ?

De plus, depuis le XIXème siècle, les mutations technologiques conduisant à l’émergence de nouveaux médias alimentent des « paniques morales » mais aussi des rêves de transformation de la société : on pense notamment au mythe du « village planétaire » régulièrement remis à l’honneur à propos du développement des NTIC. Ainsi Internet est-il vu comme un puissant facteur de reconfiguration de l’espace public, dont les effets sur le lien social sont constamment réexaminés. À tout le moins, il alimente de nouvelles formes de protestation et de militantisme rangées sous la bannière du « médiactivisme ». La « philosophie » d’Internet s’ancre souvent dans une invocation de ses affordances technologiques spécifiques : le « message » résiderait donc dans le « médium » même. Reste que ce type de réflexions sur ce que de nouvelles technologies médiatiques peuvent faire – de bien ou de mal - à la société ne sont pas récentes. Les communications sur un ou plusieurs exemple(s) de prophétisme technologico-médiatique seront donc les bienvenues.

Axe n°3 – Expérimentations techniques

Le renouvellement et les transformations des médias ont été portés par l’invention d’outils techniques, bien souvent avec un usage très différent de celui qui avait été prévu par leurs inventeurs. Ces innovations ont contribué et contribuent à modeler leur organisation, leurs contenus, leurs publics. Cet axe est ouvert à des travaux portant sur les expérimentations techniques qui ont été et sont porteuses d’une nouvelle conception du média, qu’elles aient été des réussites ou des échecs. Les communications pourraient par exemple porter sur les technologies impliquées dans la fabrication des contenus (comme les rotatives, le magnétoscope professionnel, le nagra, le bélinographe…), dans les formats de consommation (des bibliothèques publiques aux podcasts, en passant par les cassettes), dans les relations aux publics et ses mesures (émissions publiques, courrier des lecteurs, techniques du watermarking…). Elles pourront se demander de quel modèle médiatique ces expérimentations sont porteuses.

Axe n°4 – Révolutionner l’étude des médias ?

Dans une perspective essentiellement épistémologique, l’accent peut être mis sur les façons d’innover dans la recherche historique sur les médias. Quels sont les nouveaux outil de recherche pour travailler aujourd’hui sur les médias ? Quels dispositifs de recherche innovants –voire alternatifs- sont-ils utilisés pour l’étude des médias, que ce soit les études de contenu ou de réception.

Mais il peut aussi s’agir – l’un n’exclut pas l’autre – d’une réflexion sur les manières de concilier une démarche scientifique avec un projet militant et une ambition de changer le monde.

Soumission des propositions

Les propositions (3000 signes maximum) feront l’objet d’un processus d’expertise en double aveugle.

Vous pouvez soumettre une proposition de communication (3 co-auteurs maximum).

Vous avez également la possibilité de soumettre une proposition de panel (une session sur un thème donné) comprenant 3 contributions minimum sélectionnées par vos soins.

Les propositions devront être envoyées au plus tard le 24 novembre 2017. Elles s’effectuent en remplissant le formulaire suivant :

https://docs.google.com/forms/d/1zm...

Informations pratiques

Frais d’inscription (communicants et public) : adhérent à la SPHM gratuit (adhésion 25 euros, 13 euros pour les étudiants) ; non adhérent : 40 euros.

Le colloque prendra en charge les pauses café et déjeuners. Les frais d’hébergement et de déplacement sont à la charge des intervenant-e-s.

Les communications pourront être faites en français ou en anglais. Elles devront s’appuyer sur une présentation projetée dans l’autre langue.

Calendrier

24 novembre 2017 : Réception des propositions

15 janvier 2018 : Notification d’acceptation

23-25 mai 2018 : Congrès SPHM 2018

Lieu

Université Paris 2-Panthéon Assas

92 rue d’Assas, 75006 Paris

Comité d’organisation

Maëlle Bazin (Université Panthéon-Assas, CARISM)

Alexandre Borrell (Université Paris Est-Créteil, CEDITEC)

Jamil Dakhlia (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, CIM)

Pierre-Emmanuel Guigo (Paris-Est Créteil, CRHEC)

Arielle Haakenstad (Université Panthéon-Assas, CARISM)

Cécile Méadel (Université Panthéon-Assas, CARISM)

Bibia Pavard (Université Panthéon-Assas, CARISM)

Blandine Rousselin (Université Panthéon-Assas, CARISM)

Claire Sécail (CNRS, LCP-IRISSO)

Anna Tible (Paris 13, LabSic)

Site de la SPHM : histoiredesmedias.com

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